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Santé:Traiter son cancer du sein au Togo, un véritable chemin de croix

Santé:Traiter son cancer du sein au Togo, un véritable chemin de croix

La lutte contre le cancer constitue un véritable enjeu de santé publique et de développement au Togo. Particulièrement le cancer du sein, le plus répandu au pays et l’une des causes majeures de décès féminins. L’ONG Espérance et Vie Nouvelle s’investit depuis une douzaine d’années dans la sensibilisation des populations et l’accompagnement des femmes atteintes.

Par Fousseni Saibou 

Malima est une femme d’à peine une quarantaine d’années. Lorsqu’elle a commencé par sentir des douleurs dans la poitrine, la résidente de Blitta, dans la région Centrale du Togo, a décidé d’aller consulter un guérisseur traditionnel. Selon ce dernier, Malima était ensorcelée par une de ses ennemies. Elle devrait donc se soumettre au traitement prescrit par lui, dans le but de briser le sort qui lui avait été jeté.

Après un certain temps, Malima s’est rendu compte que sa démarche ne donnait pas l’effet escompté. « C’est lorsque j’ai constaté que le traitement du guérisseur ne marchait pas que j’ai décidé d’aller à l’hôpital. C’est là qu’on m’a appris que j’avais le cancer du sein », a-t-elle déclaré à Sans Frontières. Malima est décédée le 17 novembre 2017, quelque temps après ce témoignage.

Le Togo ne dispose pas de registres populationnels des cancers, mais la Politique et Plan stratégique intégré de lutte contre les maladies non transmissibles 2012-2015 estimait à 27,1 % le taux de prévalence national en se basant sur le registre hospitalier. Une statistique qui ne cesse de croître, car plusieurs facteurs entravent la lutte contre ce mal multiforme.

Dans le cas du cancer du sein, la méconnaissance est responsable de beaucoup de décès, car elle mène à un diagnostic et une prise en charge tardifs, donc souvent à des complications et à des coûts de traitement élevés. Cette maladie reste très peu connue des Togolais, dont environ 43,3 % sont analphabètes selon l’enquête à indicateurs multiples (MICS) 2010 de l’UNICEF. Sans compter que face à un système de santé national défaillant (voir plus bas), plusieurs malades préfèrent se fier au diagnostic d’un tradipraticien.

C’est pourquoi Espérance et Vie Nouvelle (EVN) s’investit dans la lutte contre le cancer du sein depuis 2006.

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Publiée par Magazine Sans Frontières sur Jeudi 6 décembre 2018

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