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Éthiques et Sociétés Communication

(Crédit photo: Little Footprints Big Steps)

Enfance: Combattre la traite de personne en réunissant les familles haïtiennes

Nelly Guidici

Interpellée par la catastrophe humanitaire causée par le tremblement de terre du 12 janvier 2010 en Haïti, la jeune Canadienne Morgan Wienberg a décidé de devenir bénévole dans un orphelinat du nord de la capitale, Port-au-Prince. Mais c’est finalement aux Cayes, sur la côte sud, qu’elle a cofondé l’année suivante Little Footprints, Big Steps (Petites empreintes de pas, grands pas en français), une ONG de protection de l’enfance. Sans Frontières s’est entretenu avec elle.

« Lorsque je suis allée pour la première fois en Haïti en 2010, j’étais bénévole dans un orphelinat de la communauté appelée Source Matelas. Je me suis retrouvée avec un groupe de 75 enfants complètement négligés et abusés », se rappelle Morgan Wienberg, qui venait fraîchement de graduer d’une école secondaire du Yukon, dans le nord-ouest du Canada. En effet, des cas de grave négligence et d’abus physiques et sexuels dans des orphelinats haïtiens ont été dénoncés par des bénévoles locaux et internationaux et des professionnels de la protection de l’enfance qui y ont travaillé ou y sont intervenus.

Une enquête nationale menée en 2016 en partenariat avec des ONG présentes sur le terrain a révélé que près de 30 000 enfants vivaient à l’époque dans 750 institutions, alors que plus de 80 % d’entre eux avaient au moins un parent en vie. Ces jeunes échouent à l’orphelinat pour des raisons diverses : pauvreté, handicap, problème de logement ou encore manque d’accès aux services de santé et d’éducation. Majoritairement trompés par des « recruteurs » qui promettent nourriture et éducation, des parents aux prises avec des difficultés acceptent de « donner » leurs enfants à ces institutions. Dans d’autres cas, les familles sont payées par la direction des orphelinats pour abandonner leurs enfants. Celles-ci pensent à tort que leur progéniture sera promise à un meilleur avenir.

Ce sont ces enfants vulnérables qui ont été séparés de leurs familles qui bénéficient de l’aide de Little Footprints, Big Steps (LFBS), dont le siège social se trouve à Whitehorse, au Yukon. L’ONG est présente dans plus d’une vingtaine de communautés haïtiennes ; ses programmes s’étendent notamment dans le département de Grand’Anse dans la péninsule de Tiburon (au sud-ouest), mais aussi dans l’arrondissement de Port-au-Prince. Seize employés locaux assurent l’accompagnement des enfants. « Dans les communautés vulnérables, avoir des employés haïtiens formés est plus sécuritaire pour les familles qui reçoivent des visites plutôt que d’avoir des personnes étrangères qui ne parlent pas le créole » souligne Mme Wienberg, qui parle couramment cette langue.

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Dans la catégorie Numéro 39 (Sept-Nov 2018)

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Publiée par Magazine Sans Frontières sur Jeudi 6 décembre 2018

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