Niveau du haut

Éthiques et Sociétés Communication

(Crédit Photo:OIM)

Algérie: expulsions de migrants subsahariens dans le désert

21-03-2018 dans Droits de l'homme

Depuis le début de l’année, Alger a expulsé plusieurs centaines de migrants subsahariens à ses frontières sud, confirmant le durcissement de sa politique migratoire. Entre le 3 et le 13 février, plus de 500 personnes ont ainsi été expulsées à la frontière avec le Niger.

Arrêtées dans différentes villes algériennes, elles ont été emmenées à Tamanrasset, à 1 800 km au sud d’Alger, où elles ont été retenues dans un camp de préfabriqués pendant plusieurs jours avant d’être emmenées dans des camions jusqu’à la frontière.

L’Algérie et le Niger se sont mis d’accord en 2014 pour qu’Alger organise l’arrestation et l’expulsion de migrants nigériens qui mendient dans les différentes villes du pays. Selon les autorités algériennes, ces hommes, femmes et enfants sont utilisés par un réseau bien organisé, proche des réseaux de trafic et de terrorisme.

Pourtant, depuis décembre 2016, les arrestations concernent également les migrants de différents pays d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale, de plus en plus nombreux dans les groupes d’expulsés. À tel point que le 21 février, en visite à Agadez, le ministre nigérien de l’intérieur a dénoncé les expulsions sur son territoire de ressortissants d’autres pays que le sien.

« Nous avons eu de longues discussions avec les autorités algériennes, à l’occasion desquelles nous leur avons demandé de ne plus nous renvoyer de migrants du Mali, de Guinée et d’autres pays », a déclaré Mohamed Bazoum aux journalistes présents. Ce jour-là, dans le centre de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) de cette ville du nord du Niger, il y avait 770 non-Nigériens expulsés d’Algérie.

Le 1er mars, les forces de l’ordre ont interpellé plusieurs dizaines d’hommes dans la ville de Ghardaïa, à 600 km au sud d’Alger. Selon les témoignages, la plupart étaient des ouvriers. Ces hommes ont été conduits à la frontière malienne, à proximité de la ville algérienne de Bordj Badji Mokhtar. Ils affirment avoir marché près de six heures dans le désert. Les 6 et 7 mars, 125 hommes sont finalement arrivés dans la ville de Gao, dans le nord-est Mali.

Selon un communiqué de Human Rights Watch (HRW), ils ont été attaqués à plusieurs reprises par des groupes armés sur la route. Certains d’entre eux font partie des quelques dizaines de manifestants qui, le 12 mars, ont violemment protesté devant l’ambassade d’Algérie à Bamako. Dans le même temps, les expulsions continuaient à la frontière nigérienne.

(Source: Le Monde)

Dans la catégorie Droits de l'homme

Burundi : HRW dénonce une répression accrue dans le pays

17-04-2018 dans Droits de l'homme
L'ONG Human Rights Watch (HRW) a dénoncé le 17 avril une répression accrue au Burundi à un mois d'un référendum constitutionnel qui pourrait permettre au président Pierre Nkurunziza de rester au pouvoir jusqu'en 2034.

Lire plus ›

Peine de mort : baisse du nombre d'exécutions en Afrique subsaharienne selon Amnesty International

12-04-2018 dans Droits de l'homme
Selon le dernier rapport d'Amnesty International, publié le 12 avril, la peine de mort continue de reculer dans le monde.

Lire plus ›

Bénin : des distributeurs de faux médicaments condamnés à quatre ans de prison

29-03-2018 dans Droits de l'homme
Un tribunal de Cotonou a condamné, le 13 mars, sept responsables de compagnies pharmaceutiques du Bénin à de la prison ferme, une sanction dont la lourdeur se veut un symbole dans la guerre aux faux médicaments.

Lire plus ›

Algérie: des ONG dénoncent des expulsions de migrants

9-03-2018 dans Droits de l'homme
Les interpellations des migrants subsahariens « ont repris » en Algérie, « dans la rue et les transports en commun, mais aussi sur les chantiers de travail et dans les lieux de vie », selon la Plateforme migration Algérie (PMA).

Lire plus ›

Menu secondaire

 

 

Menu de navigation 2